<h2>Cabinet d'avocat Paris</h2> <p> Le cabinet AKAOUI AVOCATS est l’<a href="index.html">avocat</a> d’une importante société d’assurances, d’une société de protection juridique, d’une banque de dépôt.<br> Il défandra toutes vos affaires de droits de Specialiste :<br> DROIT DE LA RESPONSABILITE :<br> Responsabilité médicale<br> Accidents de la circulation, accident<br> Victimes d’infraction<br> Responsabilite civile<br> Contractuelle et delictuelle<br> DROIT IMMOBILIER :<br> Droit de la copropriété<br> Droit des baux d’habitation<br> Droit de la construction<br> Droit de la responsabilité, dégât des eaux<br> DROIT SOCIAL :<br> DROIT DE LA FAMILLE :<br> Divorce, pension alimentaire, garde d’enfant<br> DROIT DE L’EXECUTION ET DES VOIES D’EXECUTION<br> DROIT DE LA CONSOMMATION ET DU CREDIT.<br> Cabinet AKAOUI Avocats<br> Adresse et coordonnées : 67 rue de Tocqueville<br> 75017 PARIS<br> Tel : 01 47 63 31 09<br> Fax : 01 43 80 32 19<br> E-mail : akaoui.avocat@wanadoo.fr<br></p> <p>Des conseils judicieux avant toute procédure ou engagement de votre part auprès de tiers. En effet, de nouveaux textes de loi viennent sans cesse s'ajouter ou modifier les nombreux textes déjà existants : que vous soyez particulier ou entreprise, un conseil préalable est indispensable pour vous orienter correctement et au mieux de vos intérêts dans le maquis législatif et réglementaire. <br> Une défense devant toutes les juridictions (civile, pénale, administrative ou sociale), en première instance comme en appel, que ce soit en qualité de victime, de mis en examen, ou de prévenu, que vous soyez attrait devant une juridiction ou bien que vous souhaitiez vous-même introduire une action.</p> <h3>Responsabilit&eacute; m&eacute;dicale</h3> <p> La responsabilit&eacute; m&eacute;dicale se traitera, selon les cas, devant&nbsp; :</p> <ul> <li>le Tribunal Civil,</li> <li>le Tribunal Administratif, si l'intervention a eu lieu dans un H&ocirc;pital public,</li> <li>le Tribunal Correctionnel, si la faute rev&ecirc;t un caract&egrave;re p&eacute;nal, de particuli&egrave;re gravit&eacute;,</li> <li>ou devant la CRCI ou&nbsp; l'ONIAM. en cas&nbsp; d&rsquo;infection nosocomiale ou d&rsquo;al&eacute;a th&eacute;rapeutique.</li> </ul> <ul> <li>En savoir plus&nbsp;&nbsp; sur&nbsp;: les proc&eacute;dures</li> </ul> <p>Le Droit Civil et le Droit Administratif &eacute;tant radicalement diff&eacute;rents, tant dans leur esprit que dans les proc&eacute;dures qui les mettent en &oelig;uvre, les solutions (jurisprudences) civiles et administratives ont longtemps &eacute;t&eacute; tr&egrave;s &eacute;loign&eacute;es, en sorte qu'un m&ecirc;me dommage &eacute;tait trait&eacute; de fa&ccedil;on tr&egrave;s diff&eacute;rente selon qu'il avait eu lieu dans une clinique , un cabinet m&eacute;dical, ou un h&ocirc;pital.</p> <p>Aujourd'hui les deux types de juridiction tendent &agrave; rapprocher leurs d&eacute;cisions.<br /> </p> <h4>En droit Civil :</h4> <p>La responsabilit&eacute; est trait&eacute;e selon les r&egrave;gles de la responsabilit&eacute; contractuelle.</p> <p>On consid&egrave;re en effet depuis 1936, selon le c&eacute;l&egrave;bre arr&ecirc;t Mercier qui a instaur&eacute; les r&egrave;gles de la responsabilit&eacute; m&eacute;dicale, qu'il se forme un contrat entre le m&eacute;decin chirurgien, anesth&eacute;siste et le patient.</p> <p>Au titre de ce contrat, le m&eacute;decin doit apporter &agrave; son patient des soins <em>&quot;attentifs, diligents, consciencieux, conformes aux donn&eacute;es actuelles de la Science&quot;</em> et toute l'information pr&eacute;alable n&eacute;cessaire et suffisante pour que le patient connaisse la raison du traitement qui lui est propos&eacute;, ses avantages et ses inconv&eacute;nients&nbsp; :&nbsp; le consentement du patient doit &ecirc;tre <em>&quot;&eacute;clair&eacute;&quot;</em>.</p> <p>Jusqu'&agrave; un r&eacute;cent revirement de jurisprudence, c'&eacute;tait au patient de prouver qu'il avait &eacute;t&eacute; mal ou pas inform&eacute; : preuve la plupart du temps impossible.</p> <p>Aujourd'hui, c'est au m&eacute;decin, chirurgien, anesth&eacute;siste, de prouver qu'il a apport&eacute; l'information n&eacute;cessaire pour que le consentement du patient soit &eacute;clair&eacute;.</p> <p>Si le consentement n'a pas &eacute;t&eacute; <em>&quot;&eacute;clair&eacute;&quot;</em>, si l'information a &eacute;t&eacute; insuffisante, il est permis de penser que l'intervention ou le traitement n'aurait pas &eacute;t&eacute; accept&eacute;, et le praticien en cause sera alors tenu pour responsable du dommage d&eacute;coulant de son intervention ou traitement.</p> <p>Il existe, bien s&ucirc;r des cas particuliers qui nuancent ce qui pr&eacute;c&egrave;de, qui doit s'entendre de fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale mais non absolue.</p> <p><em>La preuve de l'information</em> se fait par tous moyens, elle se fait souvent par remise au patient d'une fiche d'information .</p> <p>Mais cette remise peut ne pas suffire &agrave; informer suffisamment&nbsp;: ainsi par exemple un patient&nbsp; fumeur qui doit subir une&nbsp; intervention&nbsp; de chirurgie esth&eacute;tique doit savoir qu'il est, parce qu'il est fumeur, plus expos&eacute; qu'un autre au risque de n&eacute;crose cutan&eacute;e&nbsp;; cette information lui est sp&eacute;cifique, et l'information g&eacute;n&eacute;rale &ndash; m&ecirc;me de qualit&eacute;&nbsp; - qui lui aura &eacute;t&eacute; donn&eacute;e sur l'intervention propos&eacute;e sera consid&eacute;r&eacute;e comme insuffisante en cas de n&eacute;crose cutan&eacute;e chez le fumeur si son attention n'a pas &eacute;t&eacute; attir&eacute;e sur le risque sp&eacute;cifique qui est le sien. </p> <p>La signature d'une d&eacute;charge par le patient n'est pas non plus automatiquement la&nbsp; preuve d'une information suffisante.<br /> <br /> En mati&egrave;re de chirurgie esth&eacute;tique,le devoir d'information est particuli&egrave;rement pouss&eacute;, et les Tribunaux se montrent fort exigeants&nbsp; &ndash; &agrave; juste titre &ndash; &agrave; ce sujet.</p> <p>Coque mammaire, n&eacute;crose cutan&eacute;e, &quot;peau d'orange&quot; apr&egrave;s liposuccion, embolie graisseuse, dissym&eacute;trie, sont autant de complications&nbsp; des liposuccions, liftings, et autres proth&egrave;ses mammaires qui auraient pu conduire &agrave; r&eacute;cuser ces interventions si&nbsp; l'information avait &eacute;t&eacute; mieux apport&eacute;e.</p> <p>La responsabilit&eacute; m&eacute;dicale &eacute;tait initialement exclusivement bas&eacute;e sur la faute, &agrave; distinguer de l'erreur: l'erreur est un droit accord&eacute; &agrave; chacun, la faute est une erreur qui n'aurait pas du &ecirc;tre commise.<br /> </p> <p><strong>Pour qu'il y ait indemnisation, il faut que soient r&eacute;unies trois conditions :</strong></p> <ul> <li>une faute,</li> <li>un dommage,</li> <li>et une relation entre le dommage et la faute.</li> </ul> <p>La faute, au sens commun du terme, rev&ecirc;t une valeur&nbsp; morale : le &quot;fautif&quot; se voit reprocher sa faute.</p> <p>Cette notion morale de la faute a &eacute;volu&eacute;, s&rsquo;est progressivement estomp&eacute;e, et il existe aujourd'hui une responsabilit&eacute; sans faute, qui trouve application dans certains accidents m&eacute;dicaux.<br /> <br /> En sorte qu'aujourd'hui, on peut dire qu'une action en responsabilit&eacute; civile contre un m&eacute;decin est une action technique, qui ne sous-entend pas forc&eacute;ment un reproche moral &agrave; adresser au&nbsp; praticien en cause, mais simplement &agrave; intenir indemnisation d&rsquo;un pr&eacute;judice.</p> <p>Il existe bien sur des fautes qui justifient r&eacute;probation, mais cela n'est aucunement syst&eacute;matique.</p> <p>Lorsque les fautes sont de forte gravit&eacute;, elles trouvent alors mieux leur place devant la Juridiction P&eacute;nale.</p> <p>Il faut enfin savoir&nbsp; que le m&eacute;decin n'est tenu qu'&agrave; une <em>obligation de moyens</em>, et <em>non de r&eacute;sultat&nbsp;: </em>cela signifie qu'on ne peut reprocher un mauvais r&eacute;sultat ou&nbsp;&nbsp; une complication &agrave; un m&eacute;decin&nbsp; que s'il est &eacute;tabli qu'il n'a pas fait ce qu'il fallait pour obtenir le r&eacute;sultat recherch&eacute;, ou ce qu'il fallait pour &eacute;viter la complication constat&eacute;e.</p> <p>La seule constatation d'un r&eacute;sultat insatisfaisant, en chirurgie esth&eacute;tique plus sp&eacute;cialement, ou d'une complication, n'est pas synonyme de faute.</p> <h4>En droit Administratif :</h4> <p>La responsabilit&eacute; est diff&eacute;rente.</p> <p>Il n'existe pas de Code, comme le Code Civil, qui fixe des principes et des r&egrave;gles pour statuer lorsque les dits principes ne sont pas respect&eacute;s.</p> <p>De&nbsp; fa&ccedil;on tr&egrave;s globale, l'on peut dire que la faute propre au m&eacute;decin, chirurgien, anesth&eacute;siste, personnel m&eacute;dical ou para-m&eacute;dical, est englob&eacute;e dans la notion beaucoup plus large de <em>&quot;faute dans l'organisation du service&quot;</em>, notion qui trouve application bien sur lorsqu'une faute objective a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute;e, mais aussi dans un certain nombre de cas simplement lorsqu'un r&eacute;sultat insatisfaisant est constat&eacute;, faisant pr&eacute;sumer la <em>&quot;faute dans l'organisation du service&quot;</em>.</p> <p>L'illustration majeure en est donn&eacute;e avec la jurisprudence aff&eacute;rente aux affections nosocomiales pour lesquelles le Juge Administratif a r&eacute;solument opt&eacute; pour la responsabilit&eacute; sans faute, pleinement favorable au patient bien sur.</p> <h4>En droit P&eacute;nal&nbsp; :</h4> <p>La faute est appr&eacute;ci&eacute;e au regard des textes visant les blessures ou homicide par&nbsp; imprudence,&nbsp; mais aussi le cas &eacute;ch&eacute;ant ceux visant la <em>&quot;mise en danger d'autrui&quot;</em>, ce dernier cas pouvant trouver application sans qu'un dommage se soit produit.</p> <p>Le Juge P&eacute;nal indemnise, la faute une fois consacr&eacute;e, selon les r&egrave;gles du droit civil.<br /> </p> <p>En responsabilit&eacute; m&eacute;dicale, il est enfin parfois possible aujourd'hui d'&eacute;viter une action en responsabilit&eacute; pour&nbsp; &ecirc;tre indemnis&eacute;&nbsp;:</p> <p>Les victimes d'accident m&eacute;dical peuvent en effet depuis la Loi du&nbsp; 4.3.02 et 30.12.02, obtenir r&eacute;paration&nbsp; en l'absence de faute si leur dommage pr&eacute;sente un certain degr&eacute; de gravit&eacute;. <br /> </p> <p><strong>Pour ce faire il faut que :</strong></p> <ul> <li>la date&nbsp; de l'acte m&eacute;dical ayant entra&icirc;n&eacute; le dommage soit post&eacute;rieure au&nbsp; 4.9.01,</li> <li>que le taux de d&eacute;ficit fonctionnel permanent, anciennement d&eacute;nomm&eacute; Invalidit&eacute; Permanente Partielle&nbsp; (I.P.P.) soit sup&eacute;rieur &agrave; 24 %. </li> <li>que l'incapacit&eacute; de travail soit sup&eacute;rieure &agrave; six mois cons&eacute;cutifs ou sur une p&eacute;riode de un an, <li>ou que la victime soit d&eacute;clar&eacute;e d&eacute;finitivement inapte &agrave; toute activit&eacute;&nbsp; professionnelle, ou soit victime&nbsp; de troubles particuli&egrave;rement graves dans les conditions d'existence.</li> </ul> <p>Dans le cadre donc d'un accident sans faute &ndash; c'est-&agrave;-dire d'un <em>&quot;al&eacute;a th&eacute;rapeutique&quot;</em> &ndash; ou d'une affection&nbsp; nosocomiale si elle r&eacute;unit les crit&egrave;res sus cit&eacute;s, la victime peut mettre en jeu la CRCI et l'ONIAM..</p> <p>Pour ce faire, elle saisit le CRCI qui d&eacute;signe un Expert, dont le rapport, constate une faute ou un al&eacute;a.</p> <p>En cas de faute, l'assureur du praticien ou de l'&eacute;tablissement prend en charge le dommage.</p> <p>Si les crit&egrave;res de gravit&eacute; sus &eacute;voqu&eacute;&nbsp; sont atteints et s'il s'agit d'un al&eacute;a th&eacute;rapeutique, la CRCI transmet le dossier &agrave; l'ONIAM, qui fait une offre &agrave; la victime qui peut soit l'accepter &ndash; et le litige est termin&eacute; &ndash; soit la refuser et saisir le Tribunal comp&eacute;tent.</p> <p>Disons cependant que pour diverses raisons, le fonctionnement de CRCI et de l'ONIAM ne donnent pas enti&egrave;re satisfaction&hellip;</p> <h3>Sinistre corporel</h3> <h4>Vous êtes victime d'un sinistre corporel</h4> <p>Si vous avez été victime de : </p> <ul> <li>accident, erreur, de nature médicale</li> <li>accident de la route, de la voie publique</li> <li>accident du travail</li> <li>agression.</li> </ul> <h4>Que faire ?</h4> <p>Si vous avez la gentillesse de prendre quelques minutes pour lire ce qui va suivre, nous allons essayer de vous aider à comprendre comment s’apprécie le préjudice qui est le vôtre, et comment procéder pour en obtenir réparation.. Dans la majorité des cas, il existe un auteur de vôtre dommage , auteur qui en est présumé responsable . Dans la quasi-totalité des cas (sauf en matière d'accident de voiture...), ce responsable est assuré, et c'est en fait à son assureur que vous aurez à faire. Il faudra rechercher la responsabilité du responsable par une assignation ou , si l’action est pénale, par une plainte.</p> <h4>Ce qui suit concerne</h4> <ul> <li>de façon générale, le dommage corporel</li> <li>de façon plus spécifique, le dommage corporel qui découle d'un accident ou d'une erreur de nature médicale (suite d'opération chirurgicale, traitement médical, accident obstétrical, affection nosocomiale...)</li> <li>et le dommage corporel qui résulte d'un accident de la route (voiture, deux roues, cycliste, piétons...</li> </ul>